Parce que j’aime le cinéma ? Note : avec un titre aussi accrocheur que celui - là, si je me contente de cette réponse : c’est la porte assurée ;o)
Ce cinéma m’a un peu déçu, pour des raisons que je veux bien partager ici. Il y en a au moins cinq ( en fait plusieurs raisons sur les quatres films vu dans cette salle ).
Premiers films : Soirée spéciale Kill Bill vol. I et II à la suite. Ca s’annonçait plutôt bien : ça faisait longtemps que l’on attendait impatiemment la suite du premier volume, on nous proposait un petit rafraîchissement de mémoire avant de voir le second. Là où ça se gâte, c’est que nous sommes au début de l’été, le temps est chaud et lourd. En arrivant dans la salle, on nous informe que la climatisation est en panne… Les conditions n’étaient pas franchement réunies pour apprécier le chef d’oeuvre de Tarantino.
Deuxième film : La mort dans la peau. Je ne m’étalerai pas sur mes goûts cinématographiques ici, ce n’est pas le sujet de ce post. Cependant, que l’on préfère des films d’action, à des films d’auteurs, en dépensant sept euro à l’entrée de la salle, on est en droit d’espérer un film net ! J’entends par “net”, une séance où le projecteur est capable de faire le point sur l’immense toile blanche tendue en face de lui. C’est désagréable cette sensation d’avoir besoin de lunettes correctrices alors que d’habitude, on n’en porte pas pour aller au cinéma.
Troisième film : Les Daltons. Je passe une nouvelle fois sur le film en lui - même… Toujours est - il que pendant les cinq premières minutes de ce film, la bobine sautait. Cinq minutes, c’est court me direz - vous, mais c’est suffisant pour attrapper un indétronnable mal de crâne.
Quatrième film : Les indestructibles. Pour la première fois, la projection s’annonçait plutôt bien : la clim marchait, le public avait l’air plutôt réceptif. Impeccable je vous dis ! Jusqu’au moment où, à la quatre vingt septième minute, l’autofocus de ce bon vieux projecteur décida de faire grêve ! Il fallut attendre qu’une âme charitable daigne bien aller prévenir le projectionniste pour retrouver le point… navrant.
Cinquième film : Star Wars épisode III. Qui dit “Star Wars” dit “grand spectacle”. Il se trouve que la salle de Mouans Sartoux est assez récente ( trois ans tout au plus ), et je pensais donc que mis à part mes petites mésaventures précédentes, on allait en prendre plein la vue. On s’organise : des collègues vont pré - acheter les billets dans l’après - midi pour être sûr d’avoir des places à la grande première. On attend impatiemment vingt - deux heures que la première séance s’achève pour pouvoir entrer. Vingt - deux heures : on passe la porte, et là un énorme, gros et suffoquant rideau de chaleur se fait sentir… Ah ça commence bien ! Ca sent le déjà vu, et la sueur des premiers spectateurs. Climatisation en panne. On se renseigne : “on devrait réussir à la redémarrer pendant le film”. Bon, on prend sur nous, on veut le voir ce troisième épisode. Les lumières baissent, le film commence, sans pubs… Gros logo “LucasFilm” de rigueur sur la musique habituelle… la musique ? ah oui, effectivement, si l’on tend un peu l’oreille, on peut entendre un fond de musique. J’hallucine ! Je me dit que c’est pas possible, que le volume va augmenter dès la première bataille… et bien non ! Je me résigne donc à râter un morceaux de la première bataille spatiale pour aller demander du son. “On va en mettre, ne vous inquiètez pas”. Je retourne suivre le reste du film. Et ce n’est pas tout : le fameux autofocus a encore fait des siennes : le film n’était absolument pas net. Résultat de cette séance : le son a manqué ( merci de nous avoir fait râter les effets sonores et la musique de John Williams ), et on a eu très très chaud ( note : le combat sur la planète Volcan nous a semblé très réaliste ). À la sortie du film, je me presse vers les ( surprise, il sont deux ! ) projectionnistes pour leur faire part de mes remarques. Ils me répondent que si je voulais me faire exploser les tympans, il fallait que j’aille dans une autre salle.
Ce qui me gêne dans tout ça, c’est de payer à chaque fois environ quinze euro ( je ne suis pas seul ;o) pour être déçu du spectacle. En fait, à quelques euro près, je pense que je vais désormais attendre les sorties DVD : je pourrai ainsi régler le son comme je l’entend, l’autofocus ne risque pas de me lâcher : je n’en ai pas ( si vous ne voyez vraiment pas pourquoi, posez une question dans un commentaire ), et même en plein été, il fera toujours moins chaud chez moi que dans une salle fermée contenant trois cents spectateurs sans climatisation.
Pour la note finale, je voudrais que l’on applaudisse deux architectes :
- l’architecte sonore de Mouans Sartoux : qui a conçu le “son” des salles uniquement pour les téléspectateurs assis aux dix rangs du milieu ( sur la quarantaine qu’en comporte la salle ) ;
- l’architecte du bâtiment : pour avoir tenté en vain de moderniser le charmant petit village provençal de Mouans Sartoux en proposant cet échec architectural réprésenté par ce cinéma.
Je remercie donc le maire de Mouans Sartoux, dont je ne connais pas le nom, d’avoir accepté un si beau projet en plein centre de ce charmant village.
Voilà, c’est tout pour le moment. Les blogs offrent le droit de réponse. Aucune réponse ne sera censurée… en ce qui concerne les injures, c’est moins sûr.